Month: octobre, 2007

Martin, est-ce que tu viens demain ?

Les Puritains étaient de sacrés diables : au-delà de la course intenable d’un vent de volonté infiniment bienveillante ; d’un idéalisme rené de radeaux écorchés vif ; d’une foi miraculeuse enracinée dans la rescape de périls qui ne le furent pas moins ; d’un faillible désir de planter rien d’autre que les germes d’une nation neuve sur pilotis ; il y a… ce petit accrochage avec le réveil supérieur et les sermons destinés aux pécheurs qui tiennent au bout de leur ligne, de gluants spécimens grouillant leurs pores de la venimeuse substance originelle, divertissant de la grandeur souveraine en tout espace, qui les jettera sans discernement un par un dans le gouffre incommensurable de l’infernale fournaise courroucée, et qui en plus, se fera une joie sadique de voir quelques têtes blondes se muer en torches mortelles.

Tout ceci n’est bien sûr pas expulsé par un cerveau submergé d’americanizm – quoi que – mais par quelques momies ramifiées affectueusement sobriquetées pères fondateurs (géniteurs mal heureusement stériles parfois…). Ces bigots promoteurs prônaient la prière et le don d’esprit afin que dans la piquante localité de la hargne, il ne vous arrive pas par mégarde de fouler la traboule de la descente en sens unique haut-en-bas vitesse V(ie) avec précipice pour ruban d’arrivée.


(Possibilité de presser)

Extrait pour le plaisir des sangs :

“ O sinner ! Consider the fearful danger you are in : it is a great furnace of wrath, a wide and bottomless pit, full of the fire of wrath, that you are held over in the hand of that God, whose wrath is provoked and incensed as much against you, as against many of the damned in hell. You hang by a slender thread, with the flames of divine wrath flashing about it, and ready every moment to singe it, and burn it asunder; and you have no interest in any Mediator, and nothing to lay hold of to save yourself, nothing to keep off the flames of wrath, nothing of your own, nothing that you ever have done, nothing that you can do, to induce God to spare you one moment.

… Oui, ça transpire l’amour de son prochain, mais le message subliminal à faire surpasser (car un sermon, c’est avant tout de la communication – un excellent exercice pour se former la voix pour des publicitaires en herbe grasse ou des rhétoriciens voltigeurs), c’est avant tout : prie mon fils, le ciel te laissera pas tomber.

Alors une interrogation aérienne soulevée en classe, catégorie poids plume : les puritains ancrés dans leur période empreinte de profond calvinisme, sinon de solide protestantisme, pourquoi adjuraient-ils tant de prier s’ils juraient en la prédestination ?

Quelques clics devraient me conduire à la vérité suprême, l’issue mercantile ayant été à demi convaincante ; mais si indolents sont mes sens, et la paresse n’est-elle pas un prestigieux accessoire du kit PPP (Panoplie de la Parfaite Pécheresse) que je viens d’ailleurs tout juste de remporter sur Ebay.sin ?